
ESTOMAC
Cancer
Les tumeurs primitives gastriques sont variées et comprennent les tumeurs stromales, les lymphomes, les tumeurs neuroendocrines et l’adénocarcinome gastrique (en dehors de la jonction œsogastrique) dont nous détaillerons la prise en charge ci-dessous.
En France, l’incidence (nombre de nouveau cas) semble stable avec probablement une diminution (faible). Cette diminution s’explique principalement par un meilleur contrôle des facteurs de risques : éradication d’Helicobacter pylori, dépistage (maladie de Biermer, antécédents familiaux, antécédent de gastrectomie partielle) et diminution des facteurs de risques (consommation excessive d'alcool, tabagisme, alimentation riche en sel).
Diagnostic
Pas de dépistage systématique en dehors des formes familiales. Dans la plupart des cas, c’est l’endoscopie réalisée par le gastro-entérologue qui fera le diagnostic :
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Anémie et hémorragie digestive.
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Bilan d’un reflux ou de manifestation ulcéreuse.
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Découverte fortuite suite à une endoscopie digestive ou une imagerie.
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Symptômes digestifs divers : douleurs, occlusion haute avec vomissement, trouble du transit etc.
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Surveillance endoscopie : gastrite atrophique auto-immune (maladie de Biermer), antécédents familiaux, antécédent de gastrectomie partielle.
Bilan diagnostique et d’extension
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Endoscopie digestive haute avec biopsie. Recherche de l’Helicobacter Pylori.
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Scanner thoraco-abdomino-pelvien avec injection.
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A discuter en RCP :
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TEP TDM
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Coelioscopie exploratrice
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Echographie endoscopique
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Biologique : bilan nutritionnel et dosage des marqueurs tumoraux dans le cadre du bilan initial pour le suivi.
La prise en charge
Aujourd’hui, la prise en charge chirurgicale de AG non résécable par voie endoscopique repose, en dehors de l’urgence (saignement, occlusion haute), sur une prise en charge chirurgicale encadrée par un chimiothérapie pré puis post-opératoire.
L’ablation d’une partie plus ou moins importante de l'estomac peut avoir des conséquences sur l’alimentation (fractionnement), le transit (accélération) et l’absorption intestinale (perte de poids, carence en vitamine B12, anémie etc.).
Les différents traitements
En fonction de la localisation de la lésion tumorale, il faudra discuter de l’ablation d’une partie ou de tout l’estomac. La résection est soumise des stratégies oncologiques et anatomiques qui impliquent une reconstruction du circuit digestif.
Les deux principales interventions sont la gastrectomie partielle inferieure (gastrectomie des 4/5ème) ou la gastrectomie totale. Ces deux interventions peuvent parfois impliquer l’ablation de la rate.
Technique chirurgicale
Le plan personnalisé de soins vous sera expliqué à la consultation avec le chirurgien et/ou l’oncologue, une fois le bilan complet réalisé après discussion en RCP. L’objectif est de privilégier une chirurgie mini-invasive par laparoscopie ou cœlioscopie.
Un protocole de réhabilitation rapide RACC / FAST TRACC vous sera expliqué : il permet d’optimiser la récupération.
Un traitement par immunonutrition (oral impact) vous sera prescrit en préopératoire sur 7 jours et un support nutritionnel est souvent indiqué en post-opératoire.
Votre parcours de soin :
surveillance et conseils
Avant l'hospitalisation
Immunodépression pré-opératoire (oral impact) durant 7 jours avant l'hospitalisation.
Au sein de la Clinique
Surveillance au sein de la clinique 4 à 10 jours en fonction du type de chirurgie.
Aux soins intensifs 48-72h puis dans le service de chirurgie viscérale pour surveillance rapprochée et dépistage des complications :
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Reprise progressive du transit.
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Gestion de la douleur post-opératoire.
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Réalimentation progressive après contrôle radiologique (TOGD).
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Dépister une infection :
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Fistules (mauvaise cicatrisation de la suture pancréatique).
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Abcès intra-abdominal ou de paroi.
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Pendant le mois post-opératoire
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Ne pas porter de charge lourde (< 10kg pendant le mois postopératoire).
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Ne pas faire d’activité physique pendant le mois post opératoire.
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Protocole alimentaire donné par la diététicienne avant la sortie.
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Arrêt de travail 1 mois.
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Consultation de contrôle à 1 mois.
Recontacter votre chirurgien si :
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Douleurs importantes non calmées par les antalgiques prescrits.
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Signes d’infection : fièvre, frissons, malaise, élévation de la CRP.
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Vomissement, blocage alimentaire, anorexie.
En cas de problème, vous serez revu rapidement par votre chirurgien ou un chirurgien de l'équipe.

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